Non à la banalisation de l’extrême droite au Prisme d’Aurillac

Signez la pétition !

Déjà 4 signatures. Objectif : 500

Published on: 29 mai 2026

Nous, habitantes et habitants du Cantal, citoyennes et citoyens attachés aux valeurs de solidarité, de fraternité et de respect républicain, demandons à Aurillac Développement de revenir sur sa décision de louer le Prisme au « Canon Français » pour l’organisation d’un banquet le 10 octobre 2026 à Aurillac.

Cette entreprise événementielle, fondée en 2020, organise dans plusieurs villes de France des rassemblements présentés comme des moments de convivialité autour du patrimoine populaire et des traditions françaises. Mais derrière cette communication se cache une opération de récupération culturelle portée par des réseaux liés à l’extrême droite.

Des révélations publiées notamment par le journal L’Humanité ont mis en lumière les liens entre le « Canon Français » et Pierre-Édouard Stérin, milliardaire français et figure du financement de projets idéologiques réactionnaires. Celui-ci porte notamment le projet « PERICLES », dont l’objectif affiché est de construire une victoire culturelle, médiatique et politique des idées conservatrices et d’extrême droite.

Nous refusons que les traditions populaires, les fêtes locales et les lieux publics de notre territoire servent de support à cette stratégie de banalisation des idées racistes, nationalistes et réactionnaires.

Nous contestons également la présentation de cet événement comme un banquet « populaire ». Avec un tarif annoncé autour de 80 euros par personne, cet événement est inaccessible à une grande partie de la population et ne correspond en rien à l’idée d’une fête populaire ouverte à toutes et tous.

Le Prisme et les équipements liés aux collectivités doivent rester des espaces ouverts à toutes et tous, au service de la culture populaire, de la solidarité et du vivre-ensemble.

La Fédération du PCF Cantal considère que la mise à disposition de cet équipement public au « Canon Français » par Aurillac Développement mérite d’être réexaminée et appelle à reconsidérer cette décision.

Nous demandons :

→ réexamen de la location du Prisme au « Canon Français » ;

→ que les équipements publics et structures liées aux collectivités ne servent pas de relais à des opérations d’influence politique portées par l’extrême droite ;

→ la défense d’une culture populaire ouverte, fraternelle, émancipatrice et profondément républicaine.

Cette mobilisation vise avant tout à informer et alerter les habitantes et habitants du Cantal sur la réalité politique et idéologique qui entoure cet événement, volontairement présenté comme uniquement festif et apolitique dans sa communication. Beaucoup de participantes et participants ne disposent sans doute pas de l’ensemble de ces informations. Notre démarche entend ouvrir le débat publiquement et refuser la banalisation des réseaux et idées d’extrême droite à travers des événements culturels et populaires.

Ensemble, refusons la banalisation de l’extrême droite et défendons une culture populaire ouverte, fraternelle et émancipatrice.